365 Days of Brutality – Un bouquin par Jamie Lewis

365 Jours de Brutalit駧 #HARDCORE #BOURRIN #DIETRYING
L’oeuvre la plus récente (2019) de Jamie Lewis, de Chaos&Pain.

En Bref…

+ Une excellente présentation des programmes de grands athlètes
+ Beaucoup de contenus bruts issues de plusieurs disciplines
+ Beaucoup d’idées intéressantes à récupérer
– Pas pour les débutants
– Beaucoup de contenus bruts. Oui, ça fait deux fois.
– Pas de leçon « clé en main ». Le livre est très « à la carte » en matière d’enseignements…
– Pas mal d’argot en anglais, peut compliqué la lecture pour quelqu’un qui n’est pas habitué

Je l’ai acheté entre autre parce que je voulais soutenir Chaos&Pain, que je lis avec plaisir depuis quelques années.
Je suis récemment arrivé à un stade où j’improvise pas mal mes sessions et expérimente, et le contenu de Jamie est excellent pour ça.

Pour quelqu’un qui souhaite un ouvrage plus facile à appliquer à tous les niveaux, qui traite davantage de sujets, le tout avec beaucoup d’humour, je recommande l’excellent « The Complete Keys to Progress », dont je parle ici.

Qui de Quoi & Quoi ?

Jamie est un bon musclé qui se débrouille pas trop mal en Powerlifting…

Attention aux oreilles.

Chaos & Pain est son blog dédié à la musculation & aux sports de force sous toutes leurs formes.

C&P, pour les intimes, est devenu connu pour son contenu de qualité, mais également pour le style très coloré de Jamie, qui ne mâche pas ses mots et a l’intéressante habitude de parsemer ses articles de porn et de gore assez extrêmes… à ne pas regarder au travail.

La plupart sont basés sur des éléments historiques, et c’est très varié : méthodes de nutrition des bodybuilders du début du siècle dernier aux méthodes d’entrainement des anciens lutteurs indiens, en passant par les méthodologies utilisés par certains acteurs connus pour transformer leurs physiques pour des films, comme Stallone ou Jackman…

Jamie y affiche ouvertement son dédain assez justifiable des amateurs de musculation de nos jours qui sont davantage intéressés par le dernier article scientifique sur le nombre optimal de sets par période de 24h que par l’application d’effort maximum ou simplement le fait de prendre du plaisir dans son entrainement… ou l’étrange tendance moderne à se bloquer sur une seule discipline et des programmes rigides plutôt que de prendre un peu partout, que ça soit en strongman, bodybuilding, powerlifting, etc…

Quelques choix d’articles que j’apprécie particulièrement:
Encore une fois, très NSFW ! ! !
https://plagueofstrength.com/baddest-motherfuckers-ever-john-grimek/
https://plagueofstrength.com/roger-estep-and-the-law-of-eternal-brutality-part-2-his-beginner-program/
https://plagueofstrength.com/bud-jeffries-epic-strongman-peerless/
https://plagueofstrength.com/john-mcwilliams-reason-you-should-pay/

Si vous avez l’estomac pour supporter sa présentation particulière et l’esprit ouvert, je recommande au moins une lecture de son blog.

Le blog est maintenant hébergé à https://plagueofstrength.com/.
Il y a un second site https://www.chaosandpain.com/ qui sert principalement pour ses ventes de compléments et qui contient une partie des articles dans un format plus grand public.

Cool, mais le bouquin ?

Jamie en parle comme un « manifeste anti-routines ».

Sa philosophie est basée sur l’effort maximum et l’observation de ce qui a marché pour les grands champions.
Il est fortement opposé aux programmes génériques à base de millions de séries pas trop dures, ou qui tentent d’accumuler les principes scientifiques du jour sans réfléchir, ironiquement.
Il y a un certain côté « c’était mieux avant » qui n’est pas injustifié. Par exemple en haltérophilie, la plupart des records dataient de plusieurs dizaines d’années avant qu’une grosse réforme des catégories de poids les annulent tout simplement. Idem en Powerlifting où certains records datent de 20 ans… malgré des équipements de bien moins bonne qualité, des méthodes beaucoup plus brutes (mais du coup, peut être plus efficace 😉 ) et des règles plus strictes.

Il a donc pondu un énorme recueil recensant les méthodes de grands noms de la musculation.
On y retrouve des routines de bodybuilders comme Lee Priest, qui a la meilleure photo de tout Internet ou Dorian Yates, des strongman comme Žydrūnas « Big Z » Savickas, des powerlifters comme Stefi Cohen ou Roger Estep, et des légendes comme l’éternel Grimek.

Une partie des articles sont des remixes sorties du blog remis au propre, mais il y a une grosse partie inédite.

Ce n’est pas un manuel d’instructions qui va te tenir par le zgeg pour bâtir la routine scientifique parfaite ou donner des instructions précises pour les exercices, diagrammes à l’appui. . .
Pas de programmes personnalisable suivant ton âge, sexe, religion, signe astrologique, et département de naissance. . .
Pas de dizaines de pages résumant la littérature scientifique des 27 dernières années sur le sujet de l’hypertrophie sarcoplasmique (c’est chiant à taper). . .

Le but est de montrer à quel point la recette du succès en force et musculation est variable quand il s’agit de choisir la fréquence, les exercices, les séries, les répétitions… mais que ça implique toujours énormément d’efforts, d’intensité, et d’aller au delà du normal ou du raisonnable.

Le tout dans son style habituel très « balls to the wall » & « try trying ».

OK, et les programmes ??????

Encore une fois… on trouve de tout dedans. Jamie a divisé ça en quelques grandes sections : Bodybuilder, powerlifteur, strongman, haltérophile, lutteur… Les exemples sont très variés, et les programmes le sont tout autant.

On retrouve quand même des points similaires à la plupart des programmes utilisés par des types au top de leurs sports:
– Beaucoup de travail lourd (1-5 répétition), souvent pour prendre de la masse, renforcer les tendons et s’habituer aux gros poids
– Une dose de mouvements plus légers, avec de grosses variations dans les répétitions (8 à 50+) pour stimuler encore plus l’hypertrophie de façon moins brutale
– Des sessions avec progression en poids au fur & à mesure des séries (pyramide), plus souvent qu’un poids constant
– Beaucoup d’auto-régulation au jour le jour dans le choix des poids
– Des mouvements impliquant beaucoup de masse musculaire (Squat, deadlift, développé couché & militaire, etc… et des variations proches (très souvent des mouvements à amplitude réduite & charge sur-maximale comme des 1/4 squats)
– Pas mal de passion : c’est con, mais tous sont d’accord pour dire qu’ils s’entrainent comme des brutes parce qu’ils aiment la fonte, être fort, et être monstrueusement baraqué. Aucun ne fait ça pour perdre quelques kilos, ou pour aller à la plage

Sans surprise… rien de nouveau dans le monde de la musculation

Je ne vais pas en parler plus en détail. Encore une fois, il y a en beaucoup trop pour être plus précis, et l’intérêt principal du livre est l’énorme effort de Jamie pour trouver & détailler toutes les méthodes et les routines dont il parle.

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